La richesse d’une idée ou d’un concept se mesure-t-elle à la quantité et aux variations d’interprétations que l’on va en faire ou à la clarté et au monolithisme de sa description ?
Cette question en apparence stupide est pourtant celle que se posent presque tous ceux qui débarquent sur la toile avec l’intention d’y publier un contenu, du simple blog au site plus complet. Il te faut un concept. C’est quoi ton concept ?
Partout, on nous demande de nous définir. Bio, infos, centres d’intérêts, goûts, relations, amitiés, iconologie… tout ce que nous sommes déjà. Ou pire : tout ce que nous prétendons ou pensons être déjà. Car j’ai bien l’impression qu’aujourd’hui sur les réseaux, la fatale question de savoir qui l’on se fait croire à soi-même que l’on est a disparu, comme résolue ou dissoute dans l’acte performatif de l’énonciation. Je me définis donc je suis tel que je l’énonce.
Mais est-ce que cela va de soi ? Est-ce que c’est ça le 2.0 : nos propres métamorphoses possibles, choisies et à portée de clic ?
Il serait plus sage que cet édito ne verse pas dans l’ésotérisme caractérisé… surtout qu’il serait difficile de ne pas prétendre que si Héros Ordinaires a été conçu, ou même si je me décide à le reprendre, c’est sans aucune idée fédératrice, aucun concept.
C’est trop facile de dire : nous c’est le concept sans concept. Trop facile aussi de jouer les bonnes consciences.
Voici ce qui raisonne en moi quand je pense Héros Ordinaires :
Au-delà de la définition antique selon laquelle les héros inspirent des hommes qui les regardent toujours en contre-plongée et dans un halo laiteux et scintillant comme la voie lactée qui transporte les poneys-licornes dans d’autres galaxies.
Au-delà de cette définition d’un personnage hors norme, par extension, le héros est le personnage central d’une oeuvre, celui par laquelle l’oeuvre se fait.
Blog à cathartique d’âmes damnées, lieu pour pamphléter en paix, s’adresser à un public sans d’emblée se placer au-dessus, se permettre la critique qu’ailleurs on n’entend pas ou pas assez, faire varier les points de vue, assumer ses idées et entrevoir d’ailleurs qu’elles puissent être erronées ou qu’elles changeront, se remettre en question, discuter, avancer. Et si ça nous changeait de ne pas savoir vers où l’on va, si l’objectif n’était pas défini à l’avance ?
Ecrire sur Héros Ordinaires pour s’inventer une vie de héros antique parachuté en pleine crise mondiale du foutage de gueule poLOLitique.
Ecrire sur Héros Ordinaires pour faire éclater au grand jour, telle sa version portugaise, le Hulk qui gémit dans la gardienne d’immeuble.
Ecrire sur Héros Ordinaires parce qu’on est toujours mieux home sweet home que every where else in the world.
Ecrire pour écrire, pas pour être lu, et encore moins pour qui lit – en assumant l’hypocrisie du propos. Ecrire pour la poignée de ceux qu’on emmène partout avec nous, au-dedans.
Faire vivre son ami imaginaire, quitte à ce qu’il hurle REDRUM à chaque inflexion de doigt.
Ecrire sur Héros Ordinaires pour s’inventer une vie : une vie de pute, de bouffon, d’écrivain… se permettre peut-être l’impossible multi-étiquetage. Une vie de héros, une vie ordinaire…
Ecrire pour les trolls – non pas à leur intention mais pour leur donner les mots.
Ecrire sur Héros Ordinaires pour faire tomber les filles, et les garçons.
Ecrire sur Héros Ordinaires parce que le contenu de ta bio est à venir, en devenir, que tu écris la tienne dans le sillon de personne. Que tu veuilles, comme le vomi Booba, « devenir ce que tu aurais dû être » ou ce que tu seras en le faisant.
Sur Héros Ordinaires, on est pas peu trolls mais on a décidé.
C’était mieux avant.
Bravo pour la nouvelle plateforme et bravo pour le billet d’annonce
Si j’ai bien compris, en fait écrire sur Heros Ordinaires, c’est l’anti-biographie. C’est le fantasme
Cool…
Ça va évoluer pas mal encore. On doit trouver un moyen d’intégrer des BD, des photos…
Enfin, je devrais me taire, je ne suis plus qu’une éminence grise là dedans, le chef c’est @trollator. Malheureusement, juste là, il n’a pas le temps. Il est en train de picoler.
j’aime bien, surtout « Ecrire sur Héros Ordinaires pour faire tomber les filles, et les garçons. »
« I’m the hero of the story
Don’t need to be saved » —> http://www.youtube.com/watch?v=xguB5tdGyS0
Si tu as le temps de contribuer un jour, on en serait très heureux ! Je parle à la place de @trollator. Mais en ce moment, il est en train de picoler.
Si vous ne connaissez pas curieuxsourire, cliquez sur le lien. Vous ne le regretterez pas.
[...] This post was mentioned on Twitter by San-Antonio, trollator. trollator said: "sur heros ordinaires on est pas peu trolls, mais on a décidé" Je viens de lancer un édito sur HO /http://bit.ly/aOSRnB [...]
Je ne sais pas vraiment si je peux me permettre ce commentaire, après tout je viens seulement de découvrir ce que je vais oser appeler une sorte de « toile de blogs » tous plus intéressants les uns que les autres. Je suis tombé par hasard sur twitter sur le blog de La Question, puis de fils en aiguilles j’arrive sur celui-ci.
.
Pour ne pas paraître trop novice j’ai été lire quelques articles de l’ancien blog et cet édito, je dois bien avouer que j’en redemande. Je ne pense pas avoir un sens critique très aiguisé, je suis plutôt jeune et inexpérimenté donc je ne pense pas que vous me verrez commenter très souvent. Cependant je vais suivre les Héros ordinaires de près, et réagir le plus possible à ce que je pourrais y trouver
Ah ! Cette fois-ci je suis cité, c’est normal que je réponde. De toutes façons, @trollator est en train de picoler, il n’a pas le temps.
Merci beaucoup pour ton message !
Si tu es capable d’aimer et de ne pas aimer, tu as déjà tout le sens critique qu’il te faut. Don’t believe the hype ! Les anciens auteurs sont toujours là, @trollator est mon quasi-frère numérique, rien ne devrait vraiment changer.
Mon petit doigt me dit que c’est bien parti.
Ravie de voir les Héros Ordinaires reprendre du « sévice ».
À mon avis, dès que @trollator aura fini de cuver son vin, ça dépotera pas mal. Merci mademoiselle !
j’aime
La vérité est qu’hier j’ai tellement eu peur que cet édito ne soit le flop du siècle, c’est pas non plus comme si on était totalement dans les timings prévus, que je suis sorti me saouler la gueule entouré de filles dont la jeunesse n’a d’égal que la petitesse de la vertu.
Vos commentaires me touchent plus que vous n’imaginez mon petit coeur de troll.
Merci
#courbettes
Fais gaffe, les moteurs de trolls Royce explosent en ce moment.
Longue vie aux Héros Ordinaires !
Longue vie aux Héros Ordinaires !
[...] édito serait donc un rappel du premier, presque tout simplement. Mais pas seulement. Quelques annonces sont à faire avec l’arrivée [...]
J’Adore. (avec un grand a)
« Écrire pour écrire, pas pour être lu, et encore moins pour qui lit – en assumant l’hypocrisie du propos. Ecrire pour la poignée de ceux qu’on emmène partout avec nous, au-dedans. »
J’en ferai bien mon credo.